Marc Leduc, traducteur / translator

Le reportage de l’excellente émission Envoyé spécial (TV5) hier sur la sécurité des centrales nucléaires en France ne plaide guère en faveur de cette filière énergétique. Implantation à proximité d’une voie d’eau surélevée… en zone à risque sismique, multiples défaillances sérieuses classées mineures, colmatage de fissures d’enceinte de réacteur inaptes en cas d’accident grave, report de mise hors service sur la base d’essais de sécurité manipulés… et j’en passe.

Or je suis tenté d’associer ce pathétique portrait au dossier sur la Fusion nucléaire de Science & Vie (Mars 2011) que je viens tout juste de consulter. D’abord un choc : une estimation de 15 milliards d’euros pour le réacteur… expérimental ITER de type tokamak, projet international sis en sol français (Cadarache, Bouches-du-Rhône).  Objectif : longévité d’utilisation de 400 heures en vue de générer des essais de… quelques minutes!

Bien sûr, la promesse ultime de la fusion nucléaire consiste en rien de moins que l’accès à une source d’énergie propre (?) et virtuellement infinie. En effet, un des ingrédients du plasma chauffé à 150 millions de degrés (« méchant » micro-ondes!), le deutérium, un isotope de l’hydrogène, se retrouve en abondance dans l’eau. L’autre ingrédient indispensable envisagé pour l’instant, le tritium, quoique des plus rarissime, pourrait s’auto-générer par l’ajout de lithium au plasma.

Mais comment ne pas basculer dans le scepticisme le plus fini en regard de l’immense chemin à parcourir pour obtenir un réacteur industriel opérant pendant 7000 ou 8000 h/an sur une période de 40 à 60 ans, d’autant plus que sa faisabilité ne semblerait pas assurée selon certains experts. Dans l’ordre des priorités, notamment « budgétaires », le principe de précaution ne devrait-il pas s’appliquer dans plusieurs secteurs et à différentes échelles compte tenu du risque climatique dans le présent siècle? Commencer par sécuriser les centrales nucléaires actuelles, par exemple…

Le reportage sur l’état des centrales françaises : http://bit.ly/lyR67f
Le sommaire du S&V de Mars 2011 : http://bit.ly/HKcA
La page Wiki sur l’ITER : http://fr.wikipedia.org/wiki/ITER

Marc Leduc, translator / traducteur

Le Congrès des États-Unis a créé en 1968 un programme, le National Flood Insurance Program (NFIP), visant à procurer une assurance abordable aux propriétaires. Environ 5,5 millions de foyers avaient recours à ce programme en date d’avril 2010.

L’accès à cette assurance fédérale passe d’abord par les communautés concernées qui doivent adhérer à un plan de gestion de la zone inondable. Dans ce contexte, tout État, région ou subdivision politique peut constituer une communauté, y compris les tribus indiennes sur le territoire. Ce plan cible en priorité les nouvelles habitations implantées en secteurs à risque désignés Special Flood Hazard Area (SFHA).

La cartographie des zones à risque est la responsabilité de la FEMA (Federal Emergency Management Agency) qui fournit aux communautés une carte officielle établissant la relation entre le niveau de risque et la prime d’assurance (Flood Insurance Rate Map – FIRM).

Tout bâtiment situé sur un site permanent et constitué d’au moins deux murs extérieurs rigides et d’un toit entièrement fixé est admissible. La construction doit résister à la flottaison, à l’effondrement et au déplacement latéral.

Les maisons préfabriquées (p. ex. maisons mobiles, roulottes) peuvent aussi être couvertes si elles sont ancrées à une fondation permanente. Il est aussi possible de souscrire une assurance complémentaire pour les biens compris dans le domicile admissible.

La prime annuelle moyenne s’élève à environ 600 $ US et varie selon la valeur des biens et le niveau de risque. Elle peut être inférieure si la propriété est située dans des zones à risque modéré ou faible.

Pour en savoir plus : http://www.fema.gov/business/nfip/

Marc Leduc, translator / traducteur

En cette époque de crise climatique et environnementale, ce blogue se veut le reflet de mon exploration des diverses solutions élaborées par les chercheurs et entrepreneurs de tous horizons afin de relever les défis, aussi complexes que passionnants, qui nous concernent tous.

Marc Leduc, traducteur / translator